La conférence de Jean Poulit
(expert français sur l’aménagement du territoire) à Pau, le 27 février dernier,
a été l’occasion d’entendre un discours euphorisant sur les infrastructures de
transports en général et sur le désenclavement du Béarn en particulier.
Ces sujets sont d’habitude
l’occasion de débats houleux et simplistes où les « Pour » et les
Contre » s’affrontent dans un débat stérile.
Aux antipodes de ces réactions, l’intervention de Monsieur
Poulit a été remarquable de clarté et de vision. L’intérêt du développement des
autoroutes et des lignes à grandes vitesse (LGV) n’est pas de gagner du temps
mais de pouvoir parcourir davantage d’espace. L’ensemble de sa théorie est
basée sur un principe de base : se déplacer sans contrainte pour connecter
les cerveaux. En effet, même si le développement rapide des nouvelles
technologies d’information et de communication (NTIC) facilite les échanges,
rien ne vaut le contact direct des hommes pour construire et innover.
Bien sûr, pour certains,
infrastructures riment avec pollution et destruction de la nature. Pour moi, le
problème n’est pas exactement celui-là. Le problème ne vient pas des autoroutes
mais du retard que prennent constructeurs automobiles à nous proposer des
véhicules écologiques. Leur responsabilités, au niveau international, pèse
lourd dans le poids de nos problèmes d’environnement. En un mot, nous ne
pouvons pas contraindre le déplacement des hommes parce que nos véhicules sont
polluants. Le progrès technologique doit être au service de l’homme et de son
environnement.
Du concret pour finir :
d’ici 2025 et si le lobbying des béarnais est efficace :
Pau-Bordeaux en TGV, 35 minutes
Pau-Paris en TGV, 2h50
Pau-Saragosse en TGV, 1h30
Pau-Toulouse en TGV, 40 minutes
Alors, Oui au désenclavement du
Béarn, Oui à la protection de notre environnement, Et Oui à la connexion entre
les hommes.
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